Gite rural & halte d’étape à Aups Var

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Les cultures de la Campagne de l’Estré

Nous cultivons l’olivier,

principalement le bouteillan, variété d’olivier rustique.
Les oliviers ayant péri lors du gel de 1956 sont repartis de la souche et n’ont donc pas plus de 60 ans.
Une parcelle abandonnée depuis 50 ans a été déboisée et remise en culture: 70 nouveaux oliviers plantés à partir de souquets prélevés sur des arbres vigoureux.

On taille entre la fin des gelées et la floraison, de mars à mai.

La cueillette des olives a lieu en hiver, entre novembre et janvier, et les olives sont portées au moulin pour en extraire l’huile: www.moulingervasoni.com

Et aussi le Safran.

Nous cultivons également une parcelle de crocus sativus, dont le produit est appelé safran.
Le safran est une culture traditionnelle de Provence, délaissée depuis un siècle, qui retrouve aujourd’hui un bel essort.

La culture du crocus sativus est délicate et se fait principalement manuellement: désherbage des bulbes qui progressivement perdent leurs feuilles à la fin du printemps pour donner naissance en octobre et novembre à de très belles fleurs qu’il faut cueillir une à une chaque matin, puis émonder dans la journée: en retirer les trois brins du stigmate, séparer leur partie jaune de leur partie rouge qui seule sera commercialisée, avant de faire sécher ces stigmates d’un beau rouge grenat à douce température pour obtenir quelques microgrammes de “safran”.

On obtient 1 gramme de safran à partir de 150 à 200 fleurs.

Ensuite les ânes,

animaux paisibles et réconfortants, qui vivent en troupeau et aiment la compagnie humaine. Les ânes ont besoin de beaucoup de temps pour chercher leur nourriture, car c’est leur occupation principale, ils ont donc besoin de parcs assez grands et variés qui leur permettent de ne pas s’ennuyer.
Cinq grands parcs couvrant 4 hectares leur sont ouverts en alternance: ils aiment la nouveauté et apprécient quand ça change!

La contrepartie bien sur, c’est l’entretien des clôtures, abimées par les sangliers, mises à la terre par des branches mortes ou cassées par le vent, usées, brulées par les contacts électriques et qu’il faut surveiller en permanence sous peine de voir nos adorables animaux se régaler dans le champ des voisins qui apprécient modérément…

Et les cueillettes d’herbes sauvages.

On peut cueillir toute l’année dans la colline les plantes aromatiques, thym en mai, romarin quand il fleurit, ce qui est aléatoire, sarriette en été, millepertuis à la Saint Jean pour faire l’huile rouge médicinale, et les salades sauvages presque tout l’hiver:

les taraxacum (famille des pissenlits), les crepis (viro souleù, mourre pudent, mourre de pouarc), la saladeto, la douceto, la lacha lebre, la pimpernelo, la cousteline, la galineto, la roquette, la moutarde, les fleurs de violette, de mauve, de coquelicot, le fenouil, le repuncho (panais sauvage), l’arrucat ou main de voleur car la plante se retourne et fait une boule quand on la cueille, le chenopode blanc, l’asperge, l’épinard sauvage et la patience violon (oseille), le pourpier, l’amarante, la consoude, le broccoli sauvage, la mauve et le plantain qui se cuisent en plats délicieux…
L’apothéose des salades sauvages: les mois de mars et avril, mais en connaissant les terrains, on peut cueillir très tard.
Hélas lorsque vient la sécheresse, il faut bien que ça s’arrête…